Mon site Web
Depuis mars 2026 j’ai enfin un site Internet !
La création de ce site web marque une étape dans mon parcours d’auteur photographe.
Le fait d’avoir été sélectionnée au Festival photo du Guilvinec 2026 pour le sujet La ligne du vivant m’a poussée à sortir de ma zone de confort en créant ce site afin de faire découvrir mon travail en dehors des réseaux sociaux.
Un article du télégramme pour annoncer l’évènement
Note : Ce site est encore en pleine évolution. Si vous ne trouvez pas une photo vue en exposition ou sur mes réseaux, contactez-moi directement sur : info@gdetrescadec.fr.
D’où suis-je ? Depuis quand je pratique la photo ?
Bretonne, née en 1971, Capiste par mon père et Bigoudène par ma mère, j’ai passé la plus grande partie de ma vie près de l’océan, et aussi sur ou sous l’eau : natation, bodyboard, chasse sous-marine.

Photo avec ma mère à bord du Na Petrata
Vers mes 18 ans j’étais monitrice de planche à voile l’été, et l’hiver, j’adorais reprendre de l’énergie sur la côte durant les tempêtes , mais sans penser à immortaliser ces sensations à travers la photographie. Cette passion s’est progressivement imposée à moi vers 2012, après des soucis.
Je n’ai pas suivi de cursus artistique traditionnel. Ma technique s’est construite « sur le tas », à force de photographier presque quotidiennement différents sujets, et dans des conditions variées .
Mon œil et mon style se sont affûtés au cours des années, des embarquements avec les pêcheurs ou en plaisance, et des heures passées à observer les changements de lumière si caractéristiques de la Bretagne où en une journée, on peut vivre les 4 saisons !
D’où suis-je ? Depuis quand je pratique la photo ?
Mon approche empirique m’a appris que la « magie d’un instant « ne va pas sans une « stratégie » rigoureuse :
- étudier et recouper entre eux les bulletins météo,
- décaler parfois presque au dernier moment des rendez-vous professionnels
- pour une tempête s’étant décalée ou modifiée in extremis par rapport aux prévisions initiales,
- protéger son matériel des embruns, anticiper les mouvements de la houle
et surtout savoir patienter jusqu’aux moments décisifs qui parfois ne se produisent pas, si un des paramètres manque !
Ma démarche repose sur une immersion totale. Que ce soit au cœur d’une tempête en cheminant sur les sentiers le long de la côte, à bord d’un navire de pêche artisanale par gros temps, ou en apnée pour saisir la vie sous-marine, je cherche à être « vraiment là ».
Il m’arrive souvent de faire des kilomètres ou de passer des heures sans prendre de photos, parfois en arrivant sur zone, il ne se passe rien qui donne envie de saisir l’instant de magie.
Ce n’est pas du temps perdu pour autant, loin de là. La Quête fait partie du travail de repérage .
Je note dans ma tête ou sur un calepin les éléments importants à retenir, ou les idées qui me viennent pour une prochaine sortie photo.
J’en profite également pour « méditer » de façon active en me concentrant sur le paysage, les sons, les odeurs et oublier la civilisation .
Quel matériel j’utilise ?
Je travaille avec la marque Nikon, à laquelle je suis restée fidèle, sauf au niveau de certains objectifs.
Actuellement, je possède 3 boitiers : Un APSC, le Nikon D500, et 2 « plein format » un D850 d’occasion pour les sorties sans trop de risques salés
et un très vieux D4S d’occasion également, ce dernier est un vrai « tank », résistant à tout, même aux vagues dans les bateaux de pêche.
Pour les photos sous-marine une action cam pour les sessions à plus de 20 m de profondeur, et mon téléphone dans un caisson étanche entre 0 et 20m.
Au delà, l’écran tactile est compliqué à manipuler avec la pression, je trouve.
Si je commence à vendre plus de photos sous-marines, j’investirai dans un caisson pour Reflex.
L’ennemi n°1 ? Le sel.
Chaque retour de séance impose un rituel de nettoyage strict à l’eau douce et au microfibre pour protéger mes optiques.
Parfois, sur le terrain, je protège avec des sacs de congélation, s’il n’y a pas trop de vent, en faisant très attention à éviter la condensation.
Suis-je une chasseuse de tempêtes ?
Si mon travail est souvent associé aux tempêtes et aux paysages spectaculaires du Finistère, il repose également sur une observation patiente et une relation de confiance avec ceux qui vivent de la mer.
Au-delà des paysages, ce sont les hommes et les femmes qui traversent ces éléments qui constituent un point essentiel de mon travail.
Ma série « La Ligne du Vivant », menée sur une décennie, documente la transmission et la réalité d’une pêche artisanale entre la Chaussée et le Raz de Sein.
L’objectif n’est pas de produire des cartes postales, mais de témoigner d’une réalité brute, sans trahir la confiance des marins qui m’accueillent à bord en ne montrant que les images qu’ils m’autorisent.
Parfois, on peut voir certains leurres ou montages de lignes , résultats d’une réflexion très personnelle qu’ils n’aiment pas montrer aux concurrents. Je ne publie donc pas ces images là.
Vous trouverez dans la galerie « Les hommes et la mer » sur mon site le fruit de ces années d’immersion :
- Des portraits en noir et blanc,
- Des scènes de vie à bord
- Des paysages où le vent semble encore souffler.
Ce site présente mes thèmes de prédilection, forgés au fil des années et des saisons :
- La mer en mouvement : Les tempêtes et les lumières dramatiques qui révèlent la puissance de l’océan.
- Le monde de la pêche : Des reportages à bord pour documenter le quotidien des marins et la réalité de leur métier.
- La nature sauvage : Les rivages du Cap Sizun, d’Ouessant de côtes finistériennes et d’ailleurs, les paysages encore préservés des Monts d’Arrée, en passant par la faune et la flore hors saison.
- L’élément humain : Des portraits de marins ou de plongeurs qui révèlent une vérité brute, loin des poses convenues.
Comme l’a récemment résumé un observateur de mon travail : « Le Finistère coule dans ses veines ; elle a reçu l’océan en héritage, libre, loin des faux-semblants et du papier glacé. »
Je vous invite à parcourir ces galeries comme on ouvre une fenêtre sur le large : pour y sentir le vent, l’iode et la liberté d’une Bretagne qui ne se livre qu’à ceux qui prennent le temps de la regarder.


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